Urgence Asie du Sud : 145 millions de dollars pour 4 priorités

L’UNICEF identifie les priorités-clés pour les enfants et lance un appel pour que les enfants bénéficient les premiers des secours.

à la Conférence de Djakarta sur l’aide aux pays dévastés par le raz-de-marée, l’UNICEF a présenté un plan d’action pour les quatre priorités fondamentales pour les enfants qu’elle considère comme essentielle au succès global de l’aide d’urgence.

Carol Bellamy, la directrice générale de l’UNICEF, qui s’est rendue sur les lieux sinistrés, a déclaré « il y a quatre mesures de base qui doivent être mises en œuvre pour donner à la jeune génération frappée par le tsunami une chance de survie ». Les 4 urgences pour les enfants que tous les acteurs de l’aide doivent prendre en compte sont : la survie des enfants, l’assistance aux enfants isolés, la protection des enfants contre l’exploitation et les trafics et le retour à l’école pour retrouver un peu de normalité.

Garder les enfants en vie : l’accès à l’eau potable, des installations sanitaires correctes (notamment des latrines), une alimentation de base et l’accès aux soins de base figurent parmi les actions prioritaires à poursuivre une semaine après la catastrophe. En Indonésie, en particulier, survivre est le premier défi pour les enfants des communautés qui sont encore inaccessibles aux acteurs de l’aide.

S’occuper des enfants non-accompagnés : identifier les enfants qui ont perdu leur famille, les recenser et commencer un processus de réunification familiale, étendu à la famille élargie et à la communauté. L’UNICEF prend part aux efforts d’enregistrement et de soins pour les enfants isolés dans tous les pays touchés par le raz-de-marée.

Protéger les enfants de l’exploitation : dans des environnements tumultueux comme sont les zones touchées par le tsunami où les familles sont séparées et ont tout perdu, les enfants sont encore plus vulnérables. « Il faut tout faire pour réduire la vulnérabilité des enfants » a déclaré Carol Bellamy. Dans certains pays, en effet, des cas de trafics d’enfants par des réseaux cherchant à profiter de la détresse des enfants seuls et des familles ont été signalés. L’UNICEF travaille en étroite collaboration avec les autorités locales et nationales pour mettre un terme à ces activités criminelles.

Aider les enfants à surmonter le traumatisme en retournant au plus vite à l’école : former les enseignants et les agents de santé à identifier les signes de traumatismes sévères chez les enfants et permettre un retour rapide à l’école est la meilleure manière d’aider les enfants à surmonter ces événements. Les écoles doivent rapidement rouvrir leurs portes car, pour les enfants, le retour à l’école permet de retrouver un peu de normalité tout en permettant aux parents et adultes de se concentrer sur la reconstruction plus sereinement. Beaucoup d’écoles ont été endommagées ou détruites dans tous les pays touchés par le raz-de-marée et des évaluations sont en cours pour déterminer ou et quand le système scolaire pourra redémarrer.

« Les secours ne mettent pas suffisamment l’accent sur le million et demi d’enfants affectés par la catastrophe » a commenté Carol Bellamy, estimant que de gros efforts sont concentrés sur la prévention des épidémies à ce jour. Saluant les efforts intenses déployés depuis plus d’une semaine dans l’urgence, la Directrice générale de l’UNICEF a cependant souligné que l’urgence était encore en cours et qu’il n’était pas temps de relâcher les efforts.
L’UNICEF renforce encore ses équipes avec des dizaines de personnes supplémentaires envoyées dans les pays les plus affectés de la région.

Carol Bellamy exhorte les acteurs de l’aide à faire que ces quatre priorités pour les enfants soient en tête de liste des secours. L’UNICEF dédie d’importantes ressources à cette crise et les gouvernements des pays concernés ainsi que tous les partenaires devront faire de même. L’UNICEF a été désigné pour coordonner l’aide d’urgence dans ces secteurs dans de nombreux pays de la zone.

la Directrice générale de l’UNICEF a inauguré mercredi dernier le premier centre d’accueil pour enfants non-accompagnés qui a ouvert ses portes à Banda Aceh, dans le plus grand camp de secours de la ville, qui accueille 10 000 personnes. 5 autres centres ouvriront d’ici la fin de la semaine à Banda Aceh et une vingtaine de centres de ce type sont prévus dans les prochaines semaines dans la province. Chacun de ces centres pourra héberger une quarantaine d’enfants mais s’occupera de l’enregistrement et de la réunification familiale pour environ 500 enfants. Une assistance médicale et un soutien psychologique y seront proposés. Ces structures ne sont ni des centres d’hébergement ni des orphelinats, mais des structures temporaires d’accueil. Ces centres sont mis en place en collaboration avec des ONG partenaires et le ministère des affaires sociales indonésien.

Communiqué de presse : PDF