Pour retrouver une vie d’enfant

Ras Jdir, 08 Août 2011

Le conflit interne qui sévit en Lybie depuis plus de 4 mois a forcé plus d’un demi-million de libyens et de migrants de divers pays à fuir la Libye pour la Tunisie. Les gouvernorats de Tataouine, Gabès et Médenine limitrophes font partie des principales destinations des réfugiés. Les organisations internationales ont estimé 90.000 déplacés libyens, rien que dans ces régions, pour la plupart hébergés dans des familles d’accueil. Les femmes et les enfants constituent plus de la moitié du nombre des réfugiés. Ces derniers comptent parmi les réfugiés les plus vulnérables et les plus exposés aux incidences de la guerre et de l’exil et ont donc besoin d’une assistance et de soins spéciaux. Leur protection doit également faire l’objet d’une attention prioritaire.
Des dispositions ont été rapidement adoptées pour assurer les services que requièrent ces enfants dans le cadre d’un dispositif permettant de les accueillir pendant 3 semaines dans des centres éducatifs/récréatifs. Les activités qui y sont proposées répondent à des droits essentiels et favorisent d’une part, la poursuite de la scolarité et la récupération après les traumatismes vécus et l’illusion d’un retour à une vie normale, d’autre part.
Ce projet est le fruit d’un partenariat entre le ministère de l’éducation et l’UNICEF en concertation avec des responsables libyens. La collaboration a permis l’ouverture de 6 centres d’activités accueillant environ mille enfants pris en charge par des équipes d’encadrement tuniso-libyennes.

L’objectif semble atteint. En témoigne l’ambiance très gaie de ce jour consacré à une exposition de dessins. Un climat bon enfant, une animation sympathique et plein de dessins qui racontent les peines et les tourments mais aussi l’espérance. Ce projet a permis d’offrir à ces enfants dans un temps et un espace protégés les moyens de retrouver une vie d’enfant. Un projet que l’UNICEF et ses partenaires souhaitent étendre à d’autres régions pour permettre à tous les enfants réfugiés quelle que soit leur nationalité, libyens, somaliens, maliens et d’autres d’accéder à leur droit à une éducation de qualité.