Plan d’action national de lutte contre le travail des enfants en Tunisie : Composantes et Objectifs

Plan d’action national de lutte contre le travail des enfants en Tunisie

Tunis- le 6 mai 2014 – Dans le monde, des dizaines de millions d’enfants sont contraints de travailler, souvent dans les pires conditions. La Tunisie n’échappe pas à la règle. Pour lutter contre ce fléau, le gouvernement tunisien en collaboration avec le BIT et l’appui de l’UNICEF a décidé d’engager une action contre le travail des enfants notamment en élaborant un plan d’action national dans ce sens. Ce document a été présenté et discuté au cours d’un atelier de travail qui s’est tenu à Tunis le 6 mai courant, inauguré par Messieurs Ammar Youmbai, ministre des affaires sociales et Georges Gonzalès, Représentant adjoint de l’UNICEF en Tunisie et Madame Malak Ben Chekroun, Coordinatrice Régionale du Programme IPEC du BIT.

Le Ministre a souligné que la Tunisie ne dispose pas aujourd’hui d’un état des lieux sur cette question et que l’élaboration d’une image fiable quant à l’ampleur et la nature du travail des enfants constitue un préalable nécessaire pour mieux cibler les enfants concernés et orienter les actions vers les groupes les plus prioritaires qui sont exposés aux risques les plus graves. Ce plan permettra de procéder à la mesure quantitative du travail infantile et la mise en œuvre de stratégies visant son éradication.

Pour l’UNICEF, le travail des enfants est une « forme de violation des droits de l’enfant qui nécessite de prendre des mesures de protection et de prévention » a précisé Georges Gonzalès. L’UNICEF s’est depuis toujours mobilisé contre le travail des enfants et a tout mis en œuvre pour donner un visage à ces enfants souvent « invisibles » et alerter sur leur fragilité. En Tunisie, un meilleur ciblage des catégories sociales les plus vulnérables, l’articulation entre les volets de prévention et de prise en charge dans le cadre d’une politique sociale intégrée et une meilleure collaboration entre les intervenants, notamment l’implication plus forte de la société civile, seront autant d’orientations à prendre en compte pour améliorer le sort des enfants tunisiens, filles ou garçons, affectés par ce phénomène ».