Journée internationale des droits de l’enfant. Thème national : la réduction de la mortalité infantile Tunis, 20 novembre 2003

« La Tunisie Gagnera la bataille »

La Tunisie est résolument engagée dans un processus de développement et de modernisation visant à garantir à tous les citoyens santé et bien-être. Cet engagement se reflète dans les efforts menés pour réduire le nombre de décès et prévenir les maladies susceptibles d’affecter l’état de santé de la population.

Une percée sans précédent a été réalisée au cours de trente dernières années réduisant le taux de mortalité infantile de 95 à 23 pour mille naissances vivantes. Parmi les facteurs les plus significatifs qui ont contribué à cette baisse figurent la promotion de la femme, la scolarisation, l’amélioration du niveau de vie, la politique de planification des naissances et la mise à niveau continue du système de santé tant sur le plan de la couverture que de la qualité des soins.

Une politique de santé de base axée sur des services de prévention accessibles et gratuits à tous les tunisiens, un réseau dense de services de soins de première ligne et l’accès gratuit aux soins à tous les citoyens a permis de réduire nombre de maladies et d’améliorer l’état nutritionnel des enfants. Plus de 90% des enfants sont vaccinés et la malnutrition protéino-calorique qui était l’un des facteurs de morbidité et de mortalité infantile a été réduite de moitié durant la dernière décennie. La malnutrition aiguë est pratiquement inexistante et le retard de croissance chronique touche encore 12,3% des enfants.

Au cours des vingt dernières années, la mortalité post-néonatale survenant entre le 29ème jour et le premier anniversaire a baissé de 67%, tandis que la mortalité néo-natale qui survient entre la naissance et le 28ème jour de vie n’a baissé que de 38%. La répartition régionale indique que les régions du Centre Ouest à prépondérance rurale continuent à enregistrer des taux deux fois plus élevés que ceux des régions côtières.

En vue d’accélérer la baisse de la mortalité infantile, le Ministère de la Santé Publique développe en partenariat avec l’UNICEF une stratégie spécifique visant le renforcement de la prise en charge néonatale du couple mère-enfant. Pour atteindre les objectifs fixés pour 2015, il est prévu de mettre en place un service de néonatalogie dans chaque région du pays et un service dans chacune des quatre villes universitaires.

Des programmes de discrimination positive cibleront les régions du Centre Ouest à travers le renforcement des infrastructures sanitaires publiques, l’affectation de ressources humaines et matérielles, la formation, l’encadrement et l’accompagnement des équipes régionales en vue de favoriser leur autonomie dans les meilleurs délais. Pour réduire la fréquence des accouchements à domicile dans ces régions à prédominance rurale et amener le taux d’accouchement en milieu assisté au delà de 80%, un programme de formation et de mise à niveau du personnel médical et des sages-femmes a démarré depuis deux ans avec le soutien de l’UNICEF. En outre, un autre programme intitulé « Stratégie de Prise en Charge Intégrée de la Santé de la Mère et de l’Enfant » est lancé dans trois régions en collaboration avec l’OMS et l’UNICEF et sera étendu à d’autres régions du pays. Outre l’accélération de la baisse de la mortalité infantile, cette stratégie devrait favoriser le développement psychomoteur du jeune enfant et l’habilitation des familles et particulièrement des mères à la prévention et à la prise en charge à domicile des maladies infantiles.