Journée internationale des droits de l’enfant

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La communauté internationale célèbre, aujourd’hui le 20 novembre, le 26ème anniversaire de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant. La Convention est née d’une volonté politique des États de placer l’enfant au centre des préoccupations de l’époque moderne, de lui consacrer un texte normatif qui définit ses droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux.

Cette journée témoigne de l’engagement de la communauté internationale pour mieux faire connaître le texte de la Convention, les droits qu’il énonce, chez les enfants et les jeunes et pour confirmer que les enfants ont des droits et c’est aux adultes de garantir leur respect.

A cette occasion, l’UNICEF a publié un rapport intitulé «Pour tous les enfants, l’égalité des chances » qui affirme que, pour les enfants pauvres et les enfants les plus défavorisés, le monde reste profondément injuste, en dépit des progrès considérables accomplis depuis l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant en 1989.

L’inégalité des chances à travers le monde laisse des millions d’enfants en marge de la société et compromet les progrès futurs des nations.

L’engagement de l’UNICEF en faveur de l’équité – donner une chance équitable à chaque enfant, partout, et notamment aux plus défavorisés – repose sur la conviction qu’il s’agit d’un principe juste et sur la preuve que cela fonctionne en pratique. Ce rapport démontre qu’il est nécessaire de combler les inégalités persistantes en matière d’équité, parce que le cycle des inégalités n’est ni inévitable ni insurmontable et parce que le coût de l’inaction est trop élevé.

La Tunisie,  qui a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant en 1991, a réalisé des avancées notables en matière des droits de l’Enfant. en garantissant les droits fondamentaux de tous les citoyens notamment dans les domaines de la santé, de la survie, de l’éducation et du bien-être social

En 2014, la Tunisie a renouvelle sa volonté de réaliser les droits de tous les enfants, filles et garçons,  en consacrant l’article 47 de  sa nouvelle constitution, qui stipule que «  les droits à la dignité, à la santé, aux soins, à l’éducation et à l’enseignement sont garantis à l’enfant vis-à-vis de ses parents et de l’État. L’Etat doit garantir toute forme de protection à tous les enfants sans discrimination et en fonction de leur intérêt supérieur ».

En dépit des progrès, , la réalisation  des droits de toutes les filles et de tous les garcons en Tunisie révèlent encore de nombreux défis tel que un décalage entre les textes juridiques et leur mise en œuvre dans la pratique,  l accès à une éducation de qualité et inclusive, la protection contre toute forme de violence et autre. Par ailleurs, à ce jour il  n’ existe toujours pas un organe indépendant de suivi des droits de l’enfant, capable de présenter auprès des pouvoirs publics et de la société les progrès atteints dans la réalisation des droits de l enfant et les manquements dans l’application des lois et règlements existants ou d’en proposer de nouveaux.