La diplomatie réitère son soutien aux enfants tunisiens.

16022011p2

Tunis, 16 Février 201

En période difficile, il est important de miser sur tous les secteurs pour compléter l’action de l’Etat dans ses missions de service public notamment dans le champ social. C’est dans cet esprit que l’UNICEF a organisé une rencontre entre les associations et les représentants des missions diplomatiques et de la coopération internationale accréditée en Tunisie. Cette réunion qui s’inscrit dans le prolongement de celle réalisée en 2009, constitue également une étape essentielle dans le processus de coopération de l’UNICEF avec le secteur associatif et résulte d’une promesse faite – et tenue – de les aider à établir des relations régulières de partenariat solidaire et de qualité avec des pays donateurs. Cette réunion a été d’autant plus d’actualité, en cette période de transition que connait le pays.

La présence importante des deux parties est un signe fort et visible d’engagement, d’encouragement et de soutien pour contribuer à apporter des réponses aux besoins non pourvus des enfants et des familles en situation de vulnérabilité.

Dans son mot de bienvenue, la Représentante de l’UNICEF en Tunisie a rappelé que la protection de l’enfance requiert une coopération multisectorielle aux niveaux national et international. Cela veut dire, a-t-elle ajouté, que des partenariats doivent être forgés non seulement avec les gouvernements mais aussi avec la société civile, le secteur privé et les organisations non gouvernementales nationales et internationales pour améliorer les systèmes, les capacités et les services. Dans ce cadre, la coopération sous toutes ses formes et la mobilisation de fonds doivent apporter les solutions appropriées et adéquates avec la souplesse et la réactivité nécessaires en cette période où il faut faire plus, vite et mieux.

Cette réunion, à laquelle a également participé le Chef de Délégation de l’Union Européenne en Tunisie ainsi que le Coordonnateur Résident du système des Nations Unies, a été l’occasion de s’informer sur la situation réelle sur le terrain dans le sillage des évènements que la le pays a vécu. Dans leurs interventions, les représentants ont fait état de certaines situations préoccupantes comme :

l’augmentation des cas de non inscription des naissances dans les registres d’état civil,
le taux de vaccination inférieur à celui attendu dans certains gouvernorats
l’aggravation de l’abandon scolaire, en particulier les risques de décrochage encourus par les enfants issus de familles de faible statut socio-économique.
une diminution sensible des moyens dont disposent les associations, ce qui fait passer plusieurs familles de la précarité à la pauvreté.
la situation de stress collectif et individuel liée aux facteurs situationnels vécus récemment par le pays.
Les besoins exprimés nécessitent de contributions à solutions non seulement financières mais aussi :

un renforcement institutionnel et humain des structures associatives,
une acquisition de compétences nouvelles notamment dans les domaines de la gestion du stress (pour aider les enfants, le personnel d’encadrement et les parents à absorber l’anxiété et l’angoisse engendrées par les évènements) et dans celui de l’éducation des jeunes à la citoyenneté et aux valeurs de la démocratie,
un soutien au travail des associations à travers la consécration d’un appui au secteur dans les lignes thématiques de l’aide internationale allouée,
une réhabilitation du dialogue entre les associations, la société et l’état par l’organisation d’un forum d’échanges,
une mise en place d’un dispositif pour assurer la production d’une information de qualité, fiable et exploitable.
Les missions diplomatiques ainsi que la coopération bi et multilatérale ont présenté leurs modalités et procédures de travail ainsi que les nouvelles opportunités de financement offertes suite aux évènements. Des engagements ont été pris pour mettre à la disposition des associations qui le souhaitent une expertise internationale dans différents domaines et l’élargissement de la plateforme partenariale à travers le jumelage d’associations tunisiennes et européennes.

Faire avancer la collaboration et réorienter la coopération avec les associations pour des résultats de développement plus probants est l’une des recommandations finales de cette séance de travail. L’UNICEF travaillera avec l’ensemble des acteurs afin de soutenir le tissu associatif et appuyer les initiatives et projets destinés à favoriser le développement et la protection de l’enfant.

Discours de Maria Luisa Fornara
Représentante de l’UNICEF en Tunisie

Agenda de la rencontre
Associations/Missions accréditées en Tunisie/Unicef