La réduction du taux de mortalité, la prévention du handicap
et les programmes de santé infantile en priorité
La première réunion du Conseil supérieur de l’enfance s’est tenue hier à La Kasbah, sous la présidence de M. Mohamed Ghannouchi, Premier ministre et en présence de plusieurs membres du gouvernement et de représentants d’institutions constitutionnelles, des structures, organisations et association concernées.
Le Premier ministre a souligné que le Président Zine El Abidine Ben Ali avait ordonné la création de ce conseil dans le souci d’encadrer davantage l’enfance, d’assurer le suivi de ses conditions et de renforcer ses acquis, conformément au projet du Changement qui a fait de l’être humain l’outil et la finalité de toute action de développement.
Il a fait remarquer que le conseil, eu égard à sa composition et à ses compétences, constitue un cadre propice à l’approfondissement du dialogue et de la concertation sur les divers domaines liés à l’enfance en Tunisie, ajoutant que ce conseil vise à consacrer la coordination et la complémentarité entre les différentes parties intervenantes et à définir les moyens et approches à même de conférer à la politique adoptée dans ce domaine tous les attributs de l’efficience.
Il a indiqué dans le même contexte que les réformes et les mesures décidées au profit de l’enfance avaient abouti à des résultats remarquables illustrés par les nombreux indicateurs et données, s’agissant, notamment, de la consolidation des droits fondamentaux de l’enfant dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’enseignement et de la protection, ce qui a élevé la Tunisie au rang des pays ayant franchi des pas importants sur la voie de la réalisation des objectifs internationaux dans ce domaine.
Le ministre a passé en revue les principaux indicateurs enregistrés en matière de protection de la santé de la mère et de l’enfant, soulignant que le taux de vaccination a atteint plus de 95%, alors que le taux de mortalité des nourrissons a été ramené à moins de 23‰.
Il a mis l’accent, dans le même ordre d’idées, sur la contribution de la loi instituant l’enseignement obligatoire à l’augmentation du taux de scolarisation qui a atteint 99% chez les enfants âgés de moins de 6 ans, outre la maîtrise du phénomène de l’interruption précoce de scolarité, estimée actuellement à 1,8%.
M. Mohamed Ghannouchi a rappelé les mutations qualitatives accomplies par la Tunisie en matière de préparation des jeunes générations à s’intégrer dans la société du savoir, en jetant les fondements de l’école de demain et en renforçant les aptitudes de cette catégorie de la société tunisienne à acquérir les principes de la culture numérique, grâce notamment à la multiplication des espaces appropriés et à leur équipement en matériel informatique de pointe et en cadres compétents et spécialisés, outre la diversification des projets visant à favoriser l’épanouissement des facultés créatrices de l’enfant, à la faveur de programmes d’animation organisés à leur profit.
Evoquant la deuxième stratégie nationale de l’enfance (2002-2010), le Premier ministre a indiqué que cette stratégie vise à poursuivre la concrétisation des orientations d’avant-garde tendant à élever le secteur de l’enfance au rang de priorité nationale, à préserver les acquis quantitatifs et qualitatifs accomplis dans ce domaine et à les enrichir dans le cadre d’une approche prospective fondée sur le principe du respect de l’intérêt de l’enfant et qui prenne en considération le développement équilibré de ses facultés.
Il a ajouté que les objectifs fixés pour la période à venir portent sur la réduction du taux de mortalité des nourrissons, le renforcement de la prévention du handicap, la consolidation des programmes et des campagnes de prévention contre les différents types de maladies infantiles, ainsi que sur l’intensification de l’éducation sanitaire, particulièrement chez les adolescents, outre l’action visant à garantir tous les attributs à même de permettre aux enfants de forger leur personnalité, d’affermir leur identité nationale et de s’ouvrir sur les valeurs de tolérance et de modération.
Sur un autre plan, M. Mohamed Ghannouchi a mis l’accent sur l’importance du rôle qui incombe à la famille en matière d’éducation des enfants et du renforcement du rôle du tissu associatif dans le soutien aux efforts des différentes structures intervenantes, sur la base d’un partenariat efficient, garantissant les meilleures conditions d’encadrement, de protection et de développement pour l’enfance tunisienne.
Un débat approfondi s’est ensuite instauré entre les membres du Conseil supérieur de l’enfance et a porté surtout sur les différents volets de la deuxième stratégie décennale au profit de l’enfance et les moyens de la concrétiser dans les meilleures conditions.
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