Communiqués de presse

Tsunami : L’UNICEF en action

Le tsunami a englouti plus de 65 000 enfants le 26 décembre 2004. Soit environ 40 % des morts recensés à ce jour dans l’océan indien.

L’UNICEF estime que les enfants représentent un tiers de toutes les victimes (décédées et blessées). Un grand nombre d’entre eux se retrouveront orphelins.

Pour protéger les orphelins et les enfants vulnérables : l’UNICEF a pris cinq mesures : recenser les enfants déplacés, leur dispenser des soins immédiats, retrouver des proches qui ont survécu, exhorter la police ou les autorités nationales à prendre des mesures au niveau national pour lutter contre les abus et les trafics d’enfants.

Dans chaque pays affecté l’UNICEF a un bureau et un personnel permanent. Quatre bureaux temporaires de l’UNICEF ont été mis en place dans les zones particulièrement touchées par le tsunami pour répondre à l’urgence.

Eau : souci n°1 de l’UNICEF

L’approvisionnement en eau potable est d’une importance cruciale. Sans eau salubre, les gens vont devoir boire de l’eau qui risque d’être contaminée et cela entraînera des maladies graves comme le choléra ou le paludisme.
Des centaines de milliers de comprimés de purification de l’eau ainsi que des sachets de sels de réhydratation sont disponibles pour prévenir les risques de diarrhées.

Campagnes de vaccination systématique

La vaccination de tous les enfants de l’Asie du Sud est une priorité urgente pour protéger les enfants contre les risques d’épidémie. Durant les deux premiers jours qui ont suivi le raz-de-marée, 14.000 enfants ont été vaccinés et reçu une dose de vitamine A. Plus de 1,7 million d’enfants de 6 mois à 15 ans seront touchés par des campagnes de vaccination.
L’UNICEF participera également à la reconstruction d’hôpitaux et de centres de santé.

Accueil et hébergement des enfants non- accompagnés

L’UNICEF rappelle que le mieux pour un orphelin est d’être recueilli par sa famille élargie, par sa communauté ou au moins de rester dans son pays. Et Ils seraient plusieurs milliers.
L’expérience accumulée sur le terrain montre que les enfants séparés de leur famille lors d’une situation d’urgence ne sont pas nécessairement orphelins. La réunification des enfants avec leur famille est une priorité d’intervention pour l’UNICEF.

20 premiers centres d’accueil temporaire des enfants non-accompagnés sont déjà mis en place pour tenter d’identifier les enfants isolés et de retrouver leur famille grâce à des photos et des campagnes d’affichage. Les centres ont une durée de vie de 12 mois à 2 ans. 50 autres centres sont prévus dans les prochains jours.
L’enregistrement des noms, adresses, communautés et dates de naissance des enfants permet aux gouvernements en collaboration avec l’UNICEF de mener un processus de réunification des familles et donnera également la possibilité de retrouver des membres de la famille élargie, des oncles et tantes, des grands-parents ou des frères et sœurs plus âgés.
Les équipes de l’UNICEF dans les zones sinistrées continueront les recherches des familles durant une période de 2 ans.
Des soins et un soutien psychologique sont dispensés dans ces centres.

Protection des enfants isolés ou orphelins

L’UNICEF considère que le trafic illicite d’enfants est une entreprise florissante, au même titre que le trafic de drogues ou d’armes, avec d’importants intérêts et de fortes sommes d’argent en jeu.
Leader dans le domaine de la protection de l’enfance, l’UNICEF coordonne un collectif composé d’ONG nationales et internationales autour de la protection des enfants et travaille en étroite collaboration avec les autorités locales pour lutter contre les abus et les trafics d’enfants.
Pour prévenir tout risque d’exploitation et de trafic d’enfants, l’UNICEF positionnera un agent de sécurité par camp.
En Thailande, 150 travailleurs sociaux pour enquêter sur d’éventuels abus sur les enfants seront déployés dans les zones sinistrées.

l’UNICEF considère qu’il est primordial de placer en alerte maximum la police, les gardes frontières, les autorités portuaires, les enseignants, les agents de santé du risque d’exploitation encouru par les enfants et d’obtenir leur participation à la protection de ces derniers. l’UNICEF en coopération avec les gouvernements des régions sinistrées a fait passer l’information dans les médias afin que toute personne soit alertée sur la nécessité de repérer les enfants âgés de moins de 16 ans non accompagnés d’un parent.

Education : les enfants de nouveau sur le chemin de l’école

Même si le tsunami a tué des centaines de professeurs et détruit plus d’un millier d’écoles, des enfants ont pu grâce à l’UNICEF retourner à l’école.
une étape essentielle pour les aider à retrouver un semblant de vie normale même si cela se passe sous une tente. L’environnement de l’école permet aux enfants de s’échapper du cauchemar qu’ils ont connu.
L’UNICEF lance l’initiative « une école dans la boîte ». 1 200 écoles temporaires ont été déjà installées sous des bâches, 3 500 kits composés de fournitures scolaires ont été distribués et d’autres toucheront environ 210.000 élèves d’ici la fin du mois.
L’objectif de l’UNICEF est d’équiper, les prochaines semaines 552 écoles et 244 crèches dans six régions affectées par le tsunami en matériel éducatif et récréatif.

Formation des enseignants

Des séances de formation accélérée de 6. 600 enseignants volontaires et de professeurs venant de régions non sinistrées seront organisées. Cette formation inclura le soutien psychologique des enfants.
L’UNICEF participera également à la reconstruction et la réhabilitation de bâtiments scolaires.
Depuis le début de la crise, 13 avions cargos avec à leur bord plus de 260 tonnes de matériel ont été envoyés dans les régions sinistrées . La plupart de ces avions ont été gracieusement mis à disposition de l’UNICEF par des compagnies aériennes