2012

Partenariat pour la prévention et la lutte contre la violence faite aux enfants

HAMMAMET -16-17 AVRIL 201

Parmi les nombreuses recommandations formulées dans l’Etude du Secrétaire général de l’ONU sur la violence à l’encontre des enfants menée récemment, il a été demandé à chaque gouvernement de mettre en place des dispositifs pour prévenir la violence et protéger les enfants où qu’ils soient : dans les familles, à l’école, dans les institutions de l’enfance, etc.
En Tunisie comme dans d’autres pays, un plan d’action national a été élaboré impliquant tous les secteurs en relations avec l’enfant comme la santé, l’éducation, la justice et autres domaines. La coordination de sa mise en œuvre a été confiée au ministère de la femme et de la famille (MAFF) avec l’appui de l’UNICEF.
A cet effet, la mise en place d’un système de veille et de détection de la violence y compris sexuelle contre les enfants dans les institutions d’accueil et de prise en charge des enfants a été retenu comme une activité prioritaire du plan de travail commun du MAFF et de l’UNICEF pour l’année 2012.
Dans ce cadre, un atelier de réflexion a réuni des responsables de la Direction générale de l’enfance, du Bureau de la Déléguée générale à la protection de l’enfance, de l’Office national de la famille et de la population (ONFP) et de l’UNICEF pour identifier les axes de travail prioritaires et les mécanismes d’intervention appropriés dans ce domaine.
Des inspecteurs de l’enfance, des directeurs de structures de l’enfance, des éducateurs, des spécialistes de la communication, des délégués à la protection de l’enfance, des travailleurs sociaux et des animatrices de l’ONFP se sont attelés à la tâche durant 2 jours pour i) dégager les points forts et les points à améliorer dans leur pratiques, ii)identifier leurs besoins en formation pour la sensibilisation sur la problématique et la prise en charge des situations de violence, iii) formuler des recommandations pour l’amélioration des efforts de lutte contre la violence à l’égard des enfants sous toutes ses formes et quelle que soit sa source. Les résultats des travaux de groupe ont fait ressortir d’autres comportements à risques comme le tabagisme, la consommation de drogues, l’automutilation, la malnutrition, les fugues, l’addiction aux réseaux informatiques, la conduite dangereuse, l’adhésion à des sectes, des conduites qui peuvent être associés, à des degrés différents, à des formes d’exploitation, de maltraitance voire de violence et contre lesquels les participants ont convenu de lutter.
Le diagnostic établi issu du terrain et de l’expérience de chaque participant a abouti à l’élaboration d’un cadre de référence général et d’une feuille de route établissant non seulement les compétences à renforcer mais aussi les connaissances par le biais d’études, de recherches et d’évaluations à mener en plus de la production de supports et des actions de sensibilisation à entreprendre.

Les détails qui découlent de ces axes stratégiques seront précisés dans une convention de partenariat entre les différentes parties qui formalisera la mise en œuvre du projet, les responsabilités, le calendrier d’exécution, etc