2005

Fête nationale de l’enfant Tunis, 11 janvier 2005

La Tunisie célèbre aujourd’hui la fête nationale de l’enfant. Cet évènement offre une nouvelle opportunité pour mettre en évidence les acquis et les défis de l’enfant tunisien qui s’inscrivent dans la logique de cohérence de la politique nationale plaçant le développement de l’enfant au centre de son projet de société.

En effet, la Tunisie est parvenue à répondre aux besoins essentiels de l’enfant comme en témoigne l’évolution des indicateurs dans le domaine de la santé, de l’éducation et de la protection de l’enfant.

Sur le plan de la santé, le taux de mortalité infantile a sensiblement régressé, passant de 45‰ en 1990 à 22 ‰ en 2002. Du côté de l’éducation, la scolarisation des enfants de 6 ans se stabilise à un taux net de 99 % et ce depuis près de 10 ans. L’abandon scolaire au primaire a été réduit passant de 7 % en 1990 à 1, 7 % en 2003.

En consécration de la protection des enfants, un arsenal juridique a été mis en place depuis la ratification par la Tunisie de la convention internationale des droits de l’enfant (1991) qui s’est traduit par la révision du dispositif législatif tunisien spécifique à l’enfance, aboutissant à la promulgation du Code de protection de l’enfant (1995) et la création du corps des Délégués à la protection de l’enfance plaçant ainsi la Tunisie parmi les rares pays à avoir adopté une telle législation. Ces outils produisent progressivement leurs résultats et leur mise en œuvre fait l’objet de projets pilotes soutenus par l’UNICEF. Il en est ainsi du travail en réseau préconisé entre tous les organismes protecteurs de l’enfance (institutionnels et associatifs) pour répondre de façon opérationnelle et concrète aux cas d’enfants ayant besoin de protection spéciale comme les enfants porteurs de handicaps, négligés ou sans soutien familial, en conflit avec la loi ou exploités.

Les étapes d’une coopération réussie :

1957-1969 : L’assistance de l’UNICEF a consisté en réponses à des demandes spécifiques du gouvernement tunisien : mise en place d’un projet pilote de lutte contre la tuberculose, acquisition d’équipements de santé et de planification familiale, financement du projet SAHA (alimentation enrichie pour bébés)

1967-1977 : Soutien au pays dans la planification des programmes en faveur de l’enfance et identification des domaines d’intervention à travers une analyse de la situation de la mère et de l’enfant en Tunisie.

1982 – 1989 : Etablissement d’un bureau permanent de l’UNICEF en Tunisie. Le premier programme de coopération établi avec le gouvernement tunisien cible les secteurs de la santé, de l’éducation préscolaire et primaire et du développement social avec une attention particulière pour les gouvernorats les moins développés du pays : Jendouba, Sidi Bouzid et Kairouan. L’objectif étant la réduction des poches de pauvreté et l’approvisionnement des populations rurales en eau potable.
Avec la « révolution pour la survie des enfants », la coopération s’est axée sur la réduction de la mortalité infantile allant de la surveillance de la croissance des enfants, la réhydratation orale des enfants diarrhéiques, la promotion de l’allaitement maternel à la vaccination.

1989-2004 : Le Sommet mondial de 1990 et la Session Spéciale des Nations Unies consacrée aux enfants en 2002 qui réunissent à New York un grand nombre de leaders politiques lancent de nouveaux défis et mettent l’accent sur les droits de l’enfant. Ils constituent aussi une occasion pour adopter un nouvel agenda en faveur d’un «monde digne des enfants» . La coopération gouvernement tunisien-UNICEF évolue d’un programme centré sur la satisfaction des besoins vitaux des enfants à une coopération axée sur les aspects qualitatifs. Une logique de partenariat s’instaure. L’UNICEF apporte expérience et assistance technique pour aider le gouvernement tunisien à relever les défis de la transition dont le développement du jeune enfant, l’éducation de qualité, la protection et la participation des enfants constituent les principales composantes.