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Semaine mondiale de l’allaitement maternel

1er au 7 août 2019

« Chaque année, des millions de nouveau-nés sont privés des bienfaits de la mise au sein précoce, très souvent pour des raisons auxquelles nous pouvons remédier. Les mères ne reçoivent tout simplement pas l’appui nécessaire dans ces premières minutes cruciales qui suivent la naissance, même de la part du personnel médical des centres de santé » a expliqué Henrietta H. Fore, Directrice générale de l’UNICEF.

« La Semaine mondiale de l’allaitement maternel est organisée chaque année pour promouvoir cette pratique afin que les nourrissons du monde entier soient en meilleure santé. Cette semaine commémore la Déclaration «Innocenti» sur la protection, l’encouragement et le soutien de l’allaitement maternel, signée par l’OMS et l’UNICEF en août 1990.

Cette année, l’OMS collabore avec l’UNICEF et les partenaires pour promouvoir l’importance des politiques favorables à la famille afin de permettre l’allaitement maternel et d’aider les parents à prendre soin de leurs enfants et à créer des liens avec eux dès le plus jeune âge, lorsque cela compte le plus. Il s’agit notamment d’instaurer un congé de maternité rémunéré d’une durée minimale de 18 semaines et un congé de paternité rémunéré pour encourager la responsabilité partagée pour ce qui est des soins aux enfants sur un pied d’égalité. Les mères doivent également avoir accès à un lieu de travail adapté aux parents pour protéger et soutenir leur capacité de continuer à allaiter à leur retour au travail en leur accordant des pauses pour allaiter, un espace sûr, privé et où les normes d’hygiène sont respectées pour tirer et conserver le lait ainsi qu’un accès à des garderies d’un coût abordable.
L’allaitement maternel contribue à améliorer la santé des mères et des enfants. L’augmentation de l’allaitement maternel à un taux quasi universel permettrait de sauver plus de 800 000 vies chaque année, dont la majorité seraient des enfants âgés de moins de 6 mois. L’allaitement maternel diminue le risque pour les mères de développer le cancer du sein, le cancer des ovaires, le diabète de type 2 et une cardiopathie. On estime qu’une augmentation de l’allaitement maternel permettrait chaque année d’éviter 20 000 décès maternels dus au cancer du sein.

L’OMS recommande l’allaitement maternel exclusif dans l’heure qui suit la naissance et de la maintenir pendant les 6 premiers mois. Il convient d’introduire des éléments nutritifs de complément tout en poursuivant l’allaitement jusqu’à l’âge de deux ans, voire au-delà ».

En Tunisie la dernière enquête par grappes à indicateurs multiples sur la situation de la mère et de l’enfant dont les résultats ont été publiés en juin dernier a révélé que le taux de l’allaitement maternel exclusif reste très bas et s’évalue à 13,5 %.

L’enquête a également montré que ces 4 principaux facteurs empêchent la progression de l’allaitement exclusif :

  • La pratique de donner de l’eau au nourrisson
  • L’introduction d’autres formules de lait
  • L’introduction précoce d’aliments de complément
  • L’absence totale d’allaitement maternel.

L’allaitement exclusif au sein, c’est-à-dire de ne donner rien d’autre aux nourrissons que du lait maternel pendant les six premiers mois de la vie (même de l’eau), aide les jeunes enfants pour leur croissance, prévient la malnutrition, favorise le développement du cerveau et réduit le risque de surpoids dans l’enfance.

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